Mémoire corporelle traumatique

Détails du cas client en hypnose

Un client adulte présente des réactions automatiques exagérées à la douleur, quels qu’en soient l’emplacement dans le corps, la cause, l’intensité, etc. Chez l’individu, l’apparition d’une douleur physique est (inconsciemment, systématiquement) interprétée comme une menace vitale (J’ai l’impression que mon cerveau déclenche en moi l’alerte maximale).

Au quotidien, le sujet ne présente pas de pensées intrusives, d’anxiété, une préoccupation excessive liées à sa santé, à la maladie et à la lésion. L’homme ne redoute pas consciemment la douleur physique. Même la douleur légère bénigne (voici un exemple récent : une coupure superficielle par papier, sans saignement) déclenche immanquablement chez le client hypervigilance, montée de stress, peur particulièrement intense (aucun scénario catastrophe, aucune pensée exagérée, toutefois).

La réaction pénible en question serait liée à un traumatisme lointain (mémoire corporelle traumatique). Comme posé précédemment, dès que se manifeste une douleur bénigne, le cerveau du client réagit comme s’il y avait, dans l’immédiat, à survivre à un danger vital, et cela, même si la menace n’est pas réelle, et bien que le conscient saisisse parfaitement l’absence de menace.

La démarche en hypnose visera à tenter de libérer la mémoire corporelle traumatique, puis à favoriser l’élimination (progressive) de l’actuel programme lié à la douleur, à réapprendre au sujet la sécurité suffisante.

Scripts d’hypnose associés à cette démarche liée à la mémoire corporelle traumatique :

* On ajusterait (par des notes en marge) des suggestions/le travail de manière à tenter de libérer définitivement la mémoire problématique et à apaiser la réaction excessive actuelle à la douleur.

** On ajusterait le travail de manière à amener l’élimination progressive de la réaction automatique actuelle et à terminer la déprogrammation de la mémoire en cause (par exemple : Vous avez jusqu’ici eu cette réaction automatique démesurée à… | Vous avez développé cette réaction, mais aujourd’hui…).

*** Proposition pour compléter la démarche de mieux-être, et toujours en ajustant le contenu, car il ne s’agit pas d’hypocondrie.



Parution de ce billet : février 2026